les bonnes pratiques de l’Etat en réponse aux agressions sexuelles et au viol,

Ce samedi 9 février à Chichaoua, l’association Anaouat pour Femmes et Enfants a organisé un atelier sur les bonnes pratiques de l’Etat en réponse aux agressions sexuelles et au viol, présenté par Amina Byouz, Présidente de l’association. Celui-ci s’inscrit dans le cadre du lancement officiel du projet de promotion des meilleures pratiques en matière de lutte contre la violence sexuelle à l’égard des femmes.

Nous avons recensé 65 personnes présentes durant la journée dont le procureur, des professionnel.les issus du secteur de la santé, de nombreuses associations, des journalistes, des représentant.e.s de la direction de l’enseignement, des étudiant.e.s chercheurs, la police, des assistant.e.ssociaux.les, etc.

Les objectifs principaux étaient d’informer les parties prenantes sur le processus de prise en charge des victimes de violences sexuelles, mais également de les outiller et de les sensibiliser quant aux agressions sexuelles et au viol.

L’atelier s’est déroulé en plusieurs temps ; tout d’abord, le point sur la situation internationale des violences sexuelles faites aux femmes, présenté par Amina Byouz, suivi du même sujet à l’échelle nationale, exposé par le Procureur de Marrakech, Moulay El Hassan Souidi. Durant la matinée, une activité sur les mythes vs. la réalité a été mise en place. Il a été distribué aux participant.e.s des phrases entendues de façon récurrente lors d’affaire d’agression sexuelle. C’était à eux de juger si l’affirmation est un mythe ou une réalité.

Durant la journée, deux visionnages ont eus lieu – et ont laissé place à de vifs dialogues au seins du groupe : un témoignage anonyme d’une femme victime de viols, ainsi que la vidéo intitulée « La tasse de thé » qui offre une métaphore humoristique entre le thé et la notion de consentement.

En fin de journée, un dernier atelier fût proposé aux participant.e.s : l’élaboration d’un nouveau protocole visant améliorer la prise en charge des victimes de violences sexuelles. Trois questions ont été posées aux intervenant.e.s : quelles sont les informations que nous souhaitons acquérir et comment faire, enfin, quelles sont les déficiences et les difficultés auxquelles nous sommes confrontés lors du suivi des victimes de violences sexuelles.

A la suite de cette activité, nous espérons qu’un nouveau protocole verra le jour. Affaire à suivre…