Emma Kloster

Activités effectuées lors du service civique avec l'association Anaouat Activités lors du service civique avec l'association Anaouat

 

L’association et ma mission :

 

L’association Anaouat pour Femme et Enfant, basée à Chichaoua, dans la région Marrakech-Safi, a été fondée en 2010 par Amina Byouz, suite à un projet pilote « la fiche d’évaluation par la communauté pour évaluer les services de base », en partenariat avec l’INDH et la banque mondiale.

Les principales missions de l’association sont :

  • Promouvoir l’éducation, la formation et le développement professionnel des femmes pour participer pleinement au développement local
  • Promouvoir l’égalité et lutter contre toutes sortes de violences, grâce à des initiatives communautaires, le plaidoyer, la sensibilisation et à la mobilisation
  • Donner aux femmes les moyens de participer pleinement à la vie politique et économique.

L’action de notre association s’adresse en général à la communauté au rural et en particulier aux femmes et leurs enfants en situation précaire ainsi qu’aux jeunes filles discriminées dans les régions marginalisées.

 

Plus concrètement, un des projet à long terme d’Anaouat est l’installation d’un programme nommé « Programme Alpha », d’une durée de 2 ans, à destination des femmes analphabètes. La première année sert à apprendre à écrire, lire et calculer. La deuxième année, les femmes apprennent un métier – couture ou cuisine – avec l’espoir de les intégrer sur le marché professionnel afin de générer des revenus et leur assurer l’émancipation et l’autonomie.

Autre exemple, entre 2016 et 2017, Anaouat a lancé une campagne de lutte contre les mariages forcés et précoces, avec obtention de très bons résultats. En effet, durant toute la durée de la campagne, aucun mariage précoce n’a été recensé au niveau local.

 

Me concernant, ma mission se nomme « Aide au développement des activités de l’association » et a débuté en décembre dernier et ce, pour 12 mois. Comme l’intitulé le fait ressentir, cela reste assez vague. L’association peut se diviser en plusieurs volets dont « Femme » et « Enfant ». Je travaille principalement sur le volet « Femme », toutefois il m’arrive fréquemment de travailler sur le volet « Enfant », en collaboration avec ma collègue service-civique, Julie Estienne.

 

Mes principales missions :

  • Réponse aux appels à projets et mise en place de ceux-ci
  • Mise en place d’ateliers sur différents thèmes : éducation sexuelle, environnement, hygiène, et humanisme. A destination des enfants, adolescents et femmes (avec la collaboration de Julie)
  • Participation à l’élaboration d’une formation à destination des parties prenantes concernées, sur les meilleures pratiques de l’Etat en réponse aux violences faites aux femmes
  • Elaboration d’une formation éducative et professionnalisante pour les adolescents en situation précaire.

 

Mon parcours et le Service-Civique :

 

Après un baccalauréat STG (aujourd’hui, STT), j’ai effectué un D.U.T Techniques de Commercialisation et que j’ai obtenu. Suite à cela, je sentais mon affection pour le marketing et monde de l’entreprise en général, se décroître, lié à des problèmes personnels, j’ai donc pris la décision de mettre fin à mes études. Je me suis donc engagée sur le marché du travail et j’ai enchaîné les missions dans divers secteurs, dont principalement : la restauration et le social. Suite à cela, je ressentais le profond besoin de m’engager sur une mission sensée, épanouissante et dépaysante. Je me suis donc tout naturellement tournée vers le service-civique, dont le premier engagement est de recruter sur la base de la motivation. Etant très motivée et l’offre d’Anaouat correspondant parfaitement à ma recherche, Amina Byouz et moi-même avons échangé pendant quelques mois avant d’officialiser mon admission.

 

Je suis aujourd’hui très contente de faire partie de l’équipe d’Anaouat, surtout pour une cause que je prends très à cœur, à savoir celle des droits humains. Mon service-civique au Maroc me permet de rencontrer des personnes d’horizons très différents, de découvrir une culture et des traditions, d’apprendre une nouvelle langue, et surtout d’indéfiniment entretenir et enrichir mon ouverture d’esprit. Ma mission m’aide également sur le plan professionnel, puisque je sais désormais que je souhaite rester dans le milieu associatif, afin de continuer à travailler pour des associations oeuvrant pour la cause des droits humains et/ou pour l’environnement (dans différents pays serait l’idéal). J’espère que cette mission aboutira sur de nouvelles perspectives professionnelles, grâce au réseau associatif que je crée aufil de ma mission.